Histoire
En 1609, Champlain remonta la rivière Richelieu pour mener la première attaque française contre les Iroquois. Le cours d'eau s'appelait alors " la rivière des Iroquois ". Ce n'est quand 1642 qu'on la débaptisa pour lui donner son nom actuel en l'honneur du Cardinal de Richelieu, Premier ministre de Louis XIII. À cause de sa situation stratégique, le Haut-Richelieu (Saint-Jean-sur-Richelieu ville et région) fut jalonné d'une série de forts : Ste-Thérèse, Saint-Jean, l'île-aux-Noix, l'île-aux-Têtes et Lacolle.
Au tout début de la colonisation, le Richelieu servit de route aux colons français et aux anglais qui ne cessaient de se harceler à l'époque. En 1760, l'armée anglaise descendit la rivière jusqu'à Montréal. Les envahisseurs américains suivirent la même voie en 1775. Plus tard, pendant la guerre de 1812, les forces américaines furent à nouveau repoussées à l'endroit où se trouve aujourd'hui le village de Lacolle.
Le temps des invasions étant passé, des pionniers s'installèrent dans la région pour en cultiver les terres fertiles. Ils étaient acadiens, loyalistes de la Nouvelle-Angleterre, marchands anglais, irlandais de la Grande Famine, militaires français, allemands et suisses etc. On entrait dans l'ère des échanges commerciaux. Il ne s'agissait pas d'empêcher l'accès par le Sud, mais bien au contraire d'améliorer la communication entre Montréal et les États-Unis et de développer tout un réseau de canaux.
Le Haut-Richelieu joua un grand rôle dans le conflit qui opposa le régime britannique au parti Patriote qui revendiquait un gouvernement démocratique. Le Haut-Richelieu fut autant le siège d'assemblées pacifiques que de violents affrontements. Les villages de Napiervillle et de L'Acadie subirent maints pillages et destruction. Les chefs Lucien Gagnon et le Dr Cyrille-Octave Côté réussirent à s'enfuir aux Etats-Unis, mais des centaines de Patriotes croupirent dans les cachots de Montréal. Quelques-uns furent pendus et d'autres furent exilés en Australie. Sur une longue distance, la route qui longe la rive du Richelieu s'appelle le chemin des Patriotes.
Civilement créée en 1845, L’Acadie a été la première paroisse habitée dans le Haut-Richelieu. Elle portera en tout premier lieu le nom de Petite rivière de Montréal (1750). Puis, à l’arrivée d’Acadiens de la Nouvelle-Écosse en 1768, elle portera tour à tour les dénominations suivantes : La Cadie, La Petite Cadie, La Nouvelle Cadie, Lacadie et enfin L’Acadie en 1976. La municipalité a été constituée en 1855. Elle est considérée comme un joyau patrimonial du Haut-Richelieu.
En 1836, une première liaison ferroviaire est présente au Canada entre Laprairie et Saint-Jean. La première locomotive, la Dorchester parcourait ce trajet. Grâce à cette liaison ferroviaire, la première gare au Canada fut érigée à Saint-Jean. D’ailleurs, le bureau d’information touristique de Saint-Jean-sur-Richelieu ville et région y prend place aujourd’hui.
L’année 1843 est marquée par l’ouverture du canal de Chambly qui permet la navigation fluviale entre Montréal, Sorel et New York.
En 1984, c’est l’avènement du Festival de montgolfières qui deviendra un événement récurent et structurant dans la région.
En janvier 2001, la nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu est issue de la fusion de cinq municipalités et paroisses : Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Luc, Iberville, Saint-Athanase et L’Acadie.